L’école d’athlétisme et la catégorie Poussin: le vivier des talents de demain !
L’école d’athlétisme et la catégorie Poussin (6 à 10 ans) du club continuent de séduire les jeunes sportifs, avec une progression constante des effectifs (44 au total cette année).Cette dynamique est soutenue par une équipe de six encadrants : Claude, Cathy, Fred, Marc, Jean-Pierre et Gilles, offrant une structure solide et des ateliers de qualité.
Les jeunes athlètes découvrent l’ensemble des disciplines de l’athlétisme grâce à des ateliers diversifiés, alliant technique, agilité et esprit d’équipe. Chaque séance est pensée pour permettre à chacun de progresser.
Récemment, ils ont participé à une rencontre à Guidel, et ils se préparent déjà pour une nouvelle compétition en décembre à Hennebont. Le club accueillera également sa rencontre annuelle le 7 février, un rendez-vous incontournable pour les jeunes.
Ces enfants représentent le noyau du club et incarnent les talents de demain.Grâce à une école d’athlétisme dynamique et bien structurée que Gilles Diehl, président et entraîneur, a construite il y a 25 ans avec une équipe investie, le club continue de former des sportifs passionnés et engagés, prêts à relever tous les défis.
L’heure de la rentrée a sonné, et avec elle, une nouvelle saison pleine d’ambitions, de projets et de défis à relever !
Le bureau de Quéven Athlétisme profite de cette réunion pour faire le point sur l’année écoulée, mais surtout pour se tourner vers l’avenir. C’est l’occasion de fixer ensemble les objectifs de la saison à venir, qu’ils soient sportifs, organisationnels ou humains.
Nous comptons sur la mobilisation et l’énergie de chacun – entraîneurs, bénévoles, athlètes et parents – pour continuer à faire vivre et grandir notre club, dans un esprit de convivialité, de performance et de partage…
Johan Bocher signe un exploit mémorable au Val d’Aran, qui force l’admiration !
Engagé sur la redoutable course reine du Val d’Aran by UTMB — l’un des ultra-trails les plus exigeants d’Europe — il boucle les 143 km et ses 7850 m de dénivelé positif en 22 heures. Il termine 51e sur 485 finishers, au terme d’un effort magistral !
Johan nous livre le récit brut, sincère et habité de son aventure, une immersion totale !
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Départ : 4 juillet 2025 à 16h
Lieu : Vielha, Val d’Aran (Espagne)
Distance : 143 km, 7 850 m D+
Temps de course : 22h
Objectif : vivre un ultra total.
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« 12 jours sans courir. Pas une foulée. Après 143 km et presque un Everest de dénivelé, j’étais comblé… Mais vidé. J’ai coupé. J’ai vomi. J’ai marché avec mon chien. Jeûné. Respiré. Encore vomi. Et ce matin, j’ai recouru. Pas pour performer. Juste pour ressentir. Pour raviver le feu ! »
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Chapitre 1 – L’ultra commence avant le départ
Toute la semaine, j’ai préparé méticuleusement mon plan de course, mon sac de course, le matériel obligatoire (sous peine de disqualification), mes sacs de délestage et mes ravitaillements alimentaires.
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À 16h, me voilà dans le sas, contrôle du matériel par les commissaires, 40 minutes d’attente pour partir devant et éviter l’effet accordéon.
Je suis prêt. Mentalement clair. Physiquement affûté.
Mais dès le départ, la pluie s’invite. Et pas une bruine de montagne. Une vraie dégringolade céleste.
Malgré la lourdeur ambiante, je me sens voler. En état d’ivresse.
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Chapitre 2 – L’entrée en matière : Azimut brutal
Dès le km 1, 800 m de D+ brutaux. Pas de lacets, pas de répit.
La montée jusqu’à Bassa d’Oles est apocalyptique. Torrents de pluie, orages violents, éclairs pas si lointains. Des coureurs pleurent, d’autres abandonnent, recroquevillés.
Je les regarde, bouleversé.
Moi qui voulais des conditions dantesques… j’étais servi.
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Chapitre 3 – La nuit comme alliée
Les premières 12 heures passent en pilote automatique. De Vielha à Bossòst (km 60, 23h56), je déroule.
La nuit tombe, et pourtant les jambes sont bonnes, la tête tranquille. Seul et concentré.
De Bossòst à Salardù (km 99, 6h30), je poursuis seul.
Je double beaucoup. Je passe de la 141e à la 55e place sous 30 degrés humides à souhait.
Petit bémol : un échauffement sévère me handicape 4 heures durant, jusqu’à retrouver ma crème à la base-vie.
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Mais cette nuit fut magique :
Villages en pierre traversés, silence, abreuvoirs d’eau pure, fontaines qui chantent.
Une nuit suspendue, hors du temps. Tout est poésie dans cette nuit-là.
Je ne suis pas fatigué. Juste en mission.
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Chapitre 4 – Colomèrs : le sauvage dans les jambes
Sortie de Salardù à l’aube. Je suis encore bien. 14h de course, 100 km, 6000 m D+ dans les jambes.
Moment critique au ravito de Banhs de Tredòs : fatigue immense.
Je m’assois. Quentin, mon beau-frère, me parle 10 minutes. Rien de technique. Juste une conversation humaine devant une cascade.
Et ça repart.
Je repars avec Guillaume Grima, finisher du Yukon Arctic Ultra. Et Pierre, qui connaît le terrain.
On affronte ensemble Colomèrs, ses sentiers taillés à flanc, ses pierriers et montées raides, ses lacs sublimes, son ambiance andorrane. Le paysage et le soleil sur la peau motivent après une nuit désagréable.
Colomèrs est dur, mais d’une beauté à couper le souffle. Je souris à nouveau.
Mon énergie revient. Je relance.
Combo gagnant au ravito : saucisson – Fanta – Haribo. Explosion de saveurs. Go.
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Chapitre 5 – Le chaos d’Arties
La troisième femme nous double. Je me mets à son service, sans un mot. Elle joue le podium. Je lui fais le train.
La descente vers Mont-Romies est fluide… jusqu’au ciel qui se déchire.
Un orage breton-style éclate. Les sentiers deviennent rivières. C’est l’enfer liquide.
Mais je ne chute pas. Je tiens.
À Arties (km 130), dernière base-vie. Je sais que je vais finir.
Il reste 13 km. Je suis boosté. Changement de chaussures. Requinquage en règle par Marianne.
Chapitre 6 – Le mur final vers Vielha
Je pense que le final sera plat… via un second itinéraire de repli vers Vielha en direct par la Garonne
Que nenni.
On longe la Garonne 1 km… puis c’est un azimut brutal : 1,5 km pour 650 m D+ dans un mur boueux. 35 minutes d’agonie dans une montée perverse à souhait.
Je rattrape Pierre. Il est à l’arrêt. Moi je pousse.
Mais tout change en haut. Vision d’un alpage magique à l’Escanhau. L’arrivée se dessine.
Dernier ravito. Dernière descente. Piste 4×4 cassante.
C’est un saut dans le vide et un impact violent à chaque pas. Il est temps d’arriver, cela signifie que j’ai bien calculé mon autonomie car j’arriverai à Vielha sans cartouche supplémentaire, mais je tiens.
Une dernière bosse sadique, puis j’aperçois les toits de Vielha.
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Final – La cloche et mon fils
J’entre dans Vielha. Je vois Louën. Il m’attend.
Lui aussi a couru. Premier dossard encore accroché. Première médaille autour de son coup. Et il m’attend pour finir. Il est là fier les yeux brillants.
On passe l’arche ensemble. Il fait sonner la cloche avec moi.
Je ne l’oublierai jamais. Il ne l’oubliera jamais. Je ne retiens rien, c’est un moment pur.
Depuis ce jour, j’ai coupé 12 jours.
Pas une foulée. Pas une envie.
Et ce matin, j’ai recouru. Doucement.
Pas pour les kilomètres. Pour les sensations.
Le feu est revenu.
Maintenant je sais, une fois suffit. J’y reviendrai sur ce format 100 miles, plus fort et plus rapide.
Une courte nuit, beaucoup de pluie et des souvenirs pour la vie …
Du Blavet jusqu’au Scorff, pour rejoindre l’Ellé avec ses remarquables Roches du diable et enfin rejoindre la Laïta via la forêt de Toulfoën, le BUT 112 km est un des meilleurs condensés de Bretagne qui soit !
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Le réveil sonne à 3h tapante, je suis hyper reposé et serein après avoir réussi à dormir 5 heures quand même ! Direction Quistinic à 40 minutes de route de Guidel, déjà dans ma course depuis la veille …
Le départ est donné à 5h01 du village ancestral de Poul Fétan bordé par le Blavet, et nous sommes déjà trempés par un rude crachin Made in BZH, qui ne nous lâchera qu’en milieu de matinée.
Pour ma part cela est anecdotique car ce crachin frais m’a été utile pour ne pas monter en température et toujours courir en montée. Quand à l’état du terrain détrempé, mes pieds ainsi que mes chevilles et mes cuisses étaient prêts à dupliquer la puissance dans les appuis.
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Allez… Ca fait pipi partout sauf aux toilettes et ça sent la baume du Tigre on est au bon endroit !
« 5,4,3,2,1 Prenez du plaisiiiiiiiiiiir !!! « dit le speaker ! 30 secondes plus tard un cafouillage ubuesque fait déjà basculer la course : les premiers se retrouvent derniers ou quasiment, on a loupé le chemin pour sortir du site mais on a fait un joli rond visible depuis l’espace !!!
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Résultat net, le concert de Rihanna au Zoo de Pont-Scorff peut commencer : ça saute les murs, ça se bouscule, ça hurle à profusion, pour un départ des plus surprenants qui soit !!!
Je garde mon sang-froid et décide de ne pas partir au sprint pour regagner ma place à l’avant. Je réalise le segment le plus lent de toute ma course sur les 5 premiers kilomètres, confiné au cœur du peloton ; il était trop dangereux de doubler dans les étroits chemins de Quistinic transformés en bourbier par la pluie tombant depuis la veille ; mais qu’importe, je me sens si bien dans cette nuit noire tant attendue que je ne souhaite pas gâcher la fête en remontant le peloton à grands coups de coudes.
Plouay, le Scorff et Roches du Diable : la course se révèle
Le jour se lève rapidement au bout de 2 heures de course, il me sort de mon quasi-sommeil à l’approche de Calan. Je n’ai presque aucun souvenir de cette première partie de course. Tout le monde est concentré il n’y a pas un mot, cette première portion est détrempée, les nombreuses passerelles en bois sont glissantes à souhait, je suis déjà tout seul depuis 1 heure. Ce sera le cas sur l’intégralité de la course où je ne ferai que remonter des coureurs du 112 km et du 59 km.
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Après avoir quitté le ravitaillement de Plouay au km 31 où me ravitaillent les copains du club, je navigue quelques kilomètres dans un groupe de 5 pour apprivoiser le Scorff via les sentiers de la TVS. J’arrive seul au point d’eau km 48, en haut de la plus grande montée de la course, on m’annonce « c’est pas du joli devant », la course fait ses premières victimes. c’est à ce moment là que je vis un gros temps fort jusqu’à Locunolé, en passant par des portions très reculées à Guilligomarc’h et les Roches du diable que je dévale en descente comme montée ! La révolte intérieure commence.
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J’arrive à la base-vie de Locunolé km 61 hyper frais et à grandes enjambées ; Gilles Diehl m’accueille à l’entrée du stade, je sais à ce moment là que je vais recevoir des conseils précieux pour lancer en beauté la course qui commence désormais. Je repars changé, sec, et motivé à souhait par l’équipe. Pas question de rester faire de la trottinette avec mon Louën sur le terrain de foot.
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Vers Quimperlé, en mode Pacman
Je progresse jusqu’à Quimperlé sans penser à après. Les chemins sont labourés par les coureurs du 59 km que je commence à dépasser vers le km 65. Je me mets en mode Pacman car c’est quelque chose qui me motive beaucoup avec des jambes qui sont encore légères à ce stade. Les chemins de Tréméven sont très joueurs mais moi aussi, les vues sur la vallée de l’Ellé me plaisent énormément, j’y retournerai à l’entraînement sans aucun doute !
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Je me ravitaille en express à Quimperlé km 82 avec Marianne d’où je repars léger en victuailles. C’était la technique envisagée pour prendre une pause plus longue à L’abbaye de Saint-Maurice. Mon mental est encore très bon donc je suis le plan que j’avais projeté, sans réfléchir surtout ! Les temps-morts sont un véritable piège, il faut enchaîner au maximum si l’état physique le permet.
Toulfoën, la lutte « mentale » commence
Mais l’entrée dans la forêt de Toulfoën est compliquée : ça y est, il est l’heure de se battre, et il me reste 30 km à faire sans mollir ! Le terrain est impraticable car les 3 courses sont passées dessus et c’est le moment pour moi d’utiliser mon mental. Je pense aux rudes semaines d’entraînement qui m’ont mené ici ou encore au festin que je vais avaler le soir même. Mais surtout aux personnes qui m’attendent au prochain ravitaillement et à l’arrivée : « tout ça se trouve juste au bout du chemin » !
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Après avoir passé quelques coureurs du 112 km dans cette merveilleuse forêt, j’arrive sur mon dernier ravitaillement au Pont Saint-Maurice km 97 à toute allure vers les 14h40. Je sais que je suis bien placé au classement vu la qualité des clients rencontrés (dont Mathieu LG). Là on est chez moi ! Je joue à domicile devant mon public (les arbres), Guidel est de l’autre côté de la magnifique Laïta et ses chemins si durs à apprivoiser même en temps normal. Gilles Diehl me tient par le bras et me briefe sur la fin de course à réaliser, je fais le plein et repars finalement sans traîner car j’ai 2 poursuivants qui arrivent se ravitailler mais j’ai les jambes assez raides…
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Un finish de guerrier, emmené par les copains
La descente de la Laïta se fait au train d’un coureur du 59km avec qui ont fait des relais jusqu’au Pouldu où Julien LN m’attend de pied ferme km 104 pour me faire sauter la caisse sur les 9 derniers. À ma demande, il accélère, « encore », puis « encore », je suis en légère dette d’oxygène mais nous sommes encore suivis par Nicolas G. qui arrive désormais à notre niveau tout sourire le coquin.
« Vas-y, mets toi à 3 mètres devant et fonce », il n’en fallait pas plus à Julien pour comprendre que je voulais me battre pour ce top 10 presque acquis. On met une mine énorme pour un finish sur les sentiers escarpés du GR avalés à 12 kmh sur les 4 derniers km; Je suffoque mais Julien me hurle dessus avec les bons mots. C’est un souvenir inoubliable pour moi.
« Dis moi que c’est là stp », et oui c’était là, juste derrière la petite maison en haut de la falaise après une dernière plage, je vois Romain D pour une grande tape dans la main et je l’entends glisser « top 10 » à Julien. Les frérots Le Palabe présents depuis le matin sont aussi en place !
Mes lièvres me laissent partir pour profiter d’un moment gravé, je revis toute ma course sur ces 200 derniers mètres : je suis épuisé physiquement et éprouvé mentalement par ces derniers kilomètres de châsse, mais je suis fier et je suis heureux !!
Une « victoire » en bande organisée, composée des précieux copains du club qui se sont levés tôt, de ma femme Marianne qui me connaît par cœur, et de moi-même qui devait simplement courir, boire, manger en gérant la quantité de transpiration pour ne pas de me déshydrater et devoir marcher.
Je passe la ligne en 11h12 de course ! Pour ceux qui me le demandaient avant, oui, je visais moins de 11h00 mais c’était sans compter les conditions météo rendant les chemins impraticables et qui obligeront plus d’un tiers des concurrents à abandonner.
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Pour avoir déjà remporté un trail de 70km et établir régulièrement des bons classements sur toutes les distances, ce BUT 112km est ma course la plus aboutie à tous les égards, considérant en plus que les conditions ne favorisaient à aucun moment une bonne performance !
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Je me suis renseigné sur les chronos réalisés lors des 3 dernières années depuis que le BUT fait 112 km; ainsi que sur la densité de coureurs très performants cette année plus particulièrement, et je peux penser que cela augure forcément de bonnes choses sur les courses à venir.
Belles performances des athlètes de QA56 au Marathon et au Semi-Marathon d’Amsterdamqui ont eu lieu dimanche 20 octobre
Le marathon d’Amsterdam est connu pour son profil plat et rapide. Le départ et l’arrivée ont lieu dans le stade olympique. Le parcours du marathon suit une partie du parcours des Jeux Olympiques de 1928 le long de l’Amstel, devant de majestueuses demeures et quelques moulins à vent.
16 814 concurrents ont pris le départ du marathon.
On notera les belles performances des athlètes quévenois :
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Erwann Geffray et Guillaume François ont couru leur marathon en un chrono remarquable de 2h57’02 et 2h57’05. Ils se positionnent respectivement 771ème et 776ème
Romain Diehl termine ses 42.195 km en un temps plus qu’honorable de 3h00’11 et se positionne 1 087ème.
Fred Le Guern, 2 910ème est très satisfait de son nouveau record personnel de 3h22.
Delphine Le Guern, atteint avec quelques minutes d’avance son objectif « moins de 4h00 » en 3h58 (8 323ème)
Loic Le Lan termine son 46ème marathon en 4h28 ! Bravo Loïc !
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Sur le semi-marathon, 13 333 athlètes étaient au rendez-vous.
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Sandrine Ricousse et Pascal Tual sont très satisfaits de leur semi-marathon qu’ils terminent en 1h40 à quelques dizaines de mètres l’un de l’autre. Ils se positionnent respectivement 1 460ème (6ème de sa catégorie) et 1 509ème
Yves Le Bihan est enchanté de sa virée hollandaise qu’il termine en 1h48 (3 117ème)
Patrice Le Floch, atteint largement son objectif : 1h54 et se positionne 4 729ème.
Patricia Petitbois ayant pour objectif premier de « bien le finir »,s’est donnée à fond et termine sa course en 2h16. Patricia se positionne 9 772ème et est suivie de très près par Marianne De Jésus qui boucle sa course en 2h17 (10 460ème)
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Bravo à tous les athlètes de QA56 qui ont plus qu’honoré les couleurs du club. Tous médaillés « Finisher ». Cette médaille est le souvenir d’un exploit, d’un défi, de souffrances, de sacrifices mais aussi de joie, de fierté, de bonheur immense !
TRACES DES DUCS DE SAVOIE : 148 KM, Dénivelé positif : 9 300 M+
87ème sur 1 874 inscrits (1 111 finishers) en un temps remarquable de 27h42 !
Avec ses paysages uniques au monde, son ambiance conviviale et montagnarde, la TDS est plus que jamais une course de classe internationale.
Belle, technique, sauvage, exigeante, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire la TDS qui relie le Val d’Aoste à la Savoie, à la découverte des villages du tour du Mont-Blanc et des massifs qui les entourent. Parcourir ce terrain de jeu unique, c’est emprunter des sentiers où se mêlent l’histoire et la montagne, la technicité du terrain et la bienveillance de ses habitants.
Tanguy, peux-tu partager ton aventure et nous décrire ta course ?
L’aventure UTMB commence en 2023 avec la participation à la Restonica Trail. Elle continue, cette année sur la TDS (148km, 9000D+) avec pour objectif d’obtenir 4 points supplémentaires. Cette course est décrite comme sauvage et technique. Je ne serais pas déçu du voyage !
Je me fixe de terminer la course entre 28 et 30h. Je prends un départ prudent comme à mon habitude, un ultra c’est long ! Comme dirait un certain @francois_dhaene , » il faut accepter de s’ennuyer la moitié d’un Ultra » alors, je prends mon temps jusqu’à Bourg St Maurice.
Les sensations sont bonnes dès le départ. Les jambes et le mental répondent bien.
Au petit matin, j’arrive frais à Bourg St Maurice. Prêt pour attaquer la partie la plus dure jusqu’à Beaufort. La chaleur s’installe mais je n’en souffre pas. La montée jusqu’au Passeur de Pralognan est très longue mais les paysages sont à couper le souffle. Les descentes y sont très techniques. Mes jambes continuent de répondre, je prends beaucoup de plaisir.
Arrivé à Beaufort, je prends mon temps avant de m’alimenter. Ce temps est précieux pour repartir frais mentalement. La dernière portion n’est pas de tout repos. Et en effet, je subis mentalement dans les deux dernières côtes, la montée au Col du Tricôt ainsi que la montée à Bellevue. Je fais le dos rond. Arrivé à Bellevue, plus de cols à gravir, le soulagement !!
Il me reste plus que de la descente pour arriver aux Houches puis environ 8km de faux plat pour franchir la ligne d’arrivée. Je m’aperçois alors que je peux réaliser mon objectif de 28h voire mieux. Je profite d’un regain de motivation et de la descente, peu technique, pour arriver aux Houches en un peu moins de 27h.
Sous les encouragements de mes proches, je suis déterminé à boucler cette course sous l’objectif des 28h. Je serre les dents, les jambes répondent encore.. je suis le premier surpris ! Quel plaisir de finir comme ça.
La stratégie de course a été payante, je franchis l’arche d’arrivée en 27h42, objectif plus qu’atteint !
Quelle joie de retrouver mes proches sans qui tout cela serait plus compliqué. Un grand merci à eux !!
Le Grand Raid des Pyrénées figure parmi les courses les plus mythiques et les plus exigeantes sur le circuit de l’ultra-trail mondial. Les traileurs découvrent les sites grandioses des Hautes Pyrénées : le Pic du Midi de Bigorre, les cirques de Gavarnie, Estaubé et Troumouse, Piau-Engaly, la vallée d’Aygues Cluses…
Erwann Geffray – Finisher du Tour des Lacs
« Inscrit sur format 80 km, nous apprenons la veille au soir qu’un avis d’orage vigilance orange nous fait passer en 60 km ! »
Le parcours du Tour des Lacs est initialement programmé sur 80 km mais il est réduit à 60 km après un avis d’orage vigilance :Le départ donné le samedi 24 août à 5 heures. Les coureurs montent par des routes carrossables puis des pistes de ski au Col du Portet. Ils basculent ensuite sur le secteur du Néouvielle pour rejoindre la station de la Mongie par le Col de Bastanet et la redoutée montée du Serpolet. Ensuite une boucle dans la station puis montée vers le Col de Sencours, et descente à Tournaboup. Retour dans la zone du Néouvielle par la cabane d’Aygues Cluses pour passer la Hourquette Nère et rejoindre le Col de Portet qui ramène à Vielle Aure.
Erwan, Comment analyses-tu ta course ?
Sincèrement, je n’ai pris aucun plaisir, ça n’a fait que monter à pic et descendre à pic ! 63 km, 4 200 mètres de dénivelé, en un temps de 12h39 !
Les paysages sont malgré tout magnifiques, ce fut une bonne expérience et je suis content d’avoir été au bout de ce sacré chantier !
Sur 63 km, J’ai couru 2 km au tout début et 5 km à la fin, le ratio n’est pas bon pour moi, j’aime trop courir !
Place à Belle Île puis Amsterdam !
Merci Erwann pour ce partage, bonne récupération !
Pour répondre à la question que l’on me pose souvent: « pourquoi tu cours? »
Une partie de la réponse me vient après avoir pris part au 10 km de Lanester, hier soir. La course à pied est le seul sport -à ma connaissance- où tu vas pouvoir prendre le départ en même temps et parmi les championnes et champions de la discipline.
Hier un plateau très relevé je cite simplement la 1ère Morgane Quéré, vice championne de France Master 2023 sur 10000 m et le vainqueur de la course avec un record à Valence sur 10 km à 28’23 », Florian Le Pallec, multi médaillé.
À l’arrivée j’ai pu échanger quelques mots avec le 1er, et seul Master 9 (82 ans ) et loin d’être dernier!
Il y a le dépassement de soi, se sentir pleinement dans l’instant présent, au bout de soi-même et ce sentiment de pouvoir faire mieux est toujours présent ! Et qui incite à vouloir toujours faire mieux..
Se tirer la bourre avec les concurrents de son niveau, les copains/copines de club, s’encourager. Savourer une fois la ligne franchie le chemin parcouru, les difficultés rencontrées durant la préparation, la satisfaction de les avoir dépassées.
Le bien-être physique et mental une fois l’effort accompli.. découvrir de nouveaux horizons, faire un retour sur soi..bref une école de la vie.
Se battre contre soi-même pour obtenir un résultat satisfaisant -ou pas- et recommencer pour y arriver. La rage de vaincre, y aller malgré les aléas du quotidien, la météo, la fatigue… Toujours la satisfaction d’y être allé à fond… et même si je dois l’avouer mes meilleurs moments sont souvent dans l’ombre, à l’entraînement. Et tant mieux car ce sont les moments les plus nombreux 😃
Jérôme, un habitué des courses de longue distance, termine sa 13ème course de 2024 et est Finisher du 70 kms de la grande nouveauté 2024, le Réveil des Ducs ,sur le port de Vannes !
Jérôme, vous semblez très satisfait de votre course :
La ligne d’arrivée m’avait échappé il y’a 2 semaines du côté d’Aurillac.
Cette fois-ci, j’ai parfaitement géré ma course en un temps de 7h59’54. Je suis classé 323ème sur 1000 au départ, 29ème de ma catégorie M2. Je suis entièrement satisfait !
je voulais absolument finir sous les 8h00, c’est chose faite !
Pouvez-vous nous décrire votre course :
J’ai pris place à l’avant du sas 2, qui partait 5 minutes après le sas 1.
On est parti sur une belle allure, mon objectif était clair : à bloc tant que je pouvais. Ensuite, il faudra gérer !
Les 42 premiers kilomètres ont très vite passé. C’est à partir du kilomètre 55 que le corps a commencé à grogner musculairement. Le corps a été traumatisé par les kilomètres de route interminables !! Ensuite un peu de gestion, on se reprend sur les derniers kilomètres pour obtenir mon objectif au sprint !!
Que du bonheur !
Les couleurs de Queven Athlétisme auront été bien représentées encore cette année.
Bravo à tous les athlètes . Je suis ravi d’avoir revu les copains, Mikael Bondi, Olivier Rio, Julien le Nezet avec qui j’étais avant le départ ! Merci à ma sœur et à Jade qui étaient présentes sur les endroits stratégiques.
Maintenant place à un peu de récupération avant de repartir sur le Grand Raid des Pyrénées de 160 kilomètres.
Pour participer à cette course il est recommandé d’avoir une bonne expérience de course en montagne, d’être à l’aise dans tous les terrains et d’être autonome pendant plusieurs heures. C’est ce que nous a démontré Romain Diehl en bouclant sa course en 6h11 et en se classant brillamment 489ème sur 2 500 coureurs.
Cette course regroupe les meilleurs de la discipline qui se livrent une bataille haletante dans un décor de rêve, l’incroyable panorama de la chaîne du Mont Blanc !