Récit de Guillaume François après le 10 km de Lanester

Pour répondre à la question que l’on me pose souvent: « pourquoi tu cours? »

Une partie de la réponse me vient après avoir pris part au 10 km de Lanester, hier soir.
La course à pied est le seul sport -à ma connaissance- où tu vas pouvoir prendre le départ en même temps et parmi les championnes et champions de la discipline.

Hier un plateau très relevé je cite simplement la 1ère Morgane Quéré, vice championne de France Master 2023 sur 10000 m et le vainqueur de la course avec un record à Valence sur 10 km à 28’23 », Florian Le Pallec, multi médaillé.

À l’arrivée j’ai pu échanger quelques mots avec le 1er, et seul Master 9 (82 ans ) et loin d’être dernier!

Il y a le dépassement de soi, se sentir pleinement dans l’instant présent, au bout de soi-même et ce sentiment de pouvoir faire mieux est toujours présent ! Et qui incite à vouloir toujours faire mieux..

Se tirer la bourre avec les concurrents de son niveau, les copains/copines de club, s’encourager.
Savourer une fois la ligne franchie le chemin parcouru, les difficultés rencontrées durant la préparation, la satisfaction de les avoir dépassées.

Le bien-être physique et mental une fois l’effort accompli.. découvrir de nouveaux horizons, faire un retour sur soi..bref une école de la vie.

Se battre contre soi-même pour obtenir un résultat satisfaisant -ou pas- et recommencer pour y arriver. La rage de vaincre, y aller malgré les aléas du quotidien, la météo, la fatigue… Toujours la satisfaction d’y être allé à fond…
et même si je dois l’avouer mes meilleurs moments sont souvent dans l’ombre, à l’entraînement. Et tant mieux car ce sont les moments les plus nombreux 😃

https://www.triskellchrono.fr/index.php?course=2

30e/1M2

Merci Guillaume pour ces belles pensées et ce beau partage !

Trail : Jérôme Glatre – Finisher du Réveil des ducs – Ultra marin

Jérôme, un habitué des courses de longue distance, termine sa 13ème course de 2024 et est Finisher du 70 kms de la grande nouveauté 2024, le Réveil des Ducs ,sur le port de Vannes !

Jérôme, vous semblez très satisfait de votre course :

La ligne d’arrivée m’avait échappé il y’a 2 semaines du côté d’Aurillac.

Cette fois-ci, j’ai parfaitement géré ma course en un temps de 7h59’54. Je suis classé 323ème sur 1000 au départ, 29ème de ma catégorie M2. Je suis entièrement satisfait !

je voulais absolument finir sous les 8h00, c’est chose faite !

Peut être une image de 5 personnes, château et texte

Pouvez-vous nous décrire votre course :

J’ai pris place à l’avant du sas 2, qui partait 5 minutes après le sas 1.

On est parti sur une belle allure, mon objectif était clair : à bloc tant que je pouvais. Ensuite, il faudra gérer !

Les 42 premiers kilomètres ont très vite passé. C’est à partir du kilomètre 55 que le corps a commencé à grogner musculairement. Le corps a été traumatisé par les kilomètres de route interminables !! Ensuite un peu de gestion, on se reprend sur les derniers kilomètres pour obtenir mon objectif au sprint !!

Que du bonheur !

Les couleurs de Queven Athlétisme auront été bien représentées encore cette année.

Bravo à tous les athlètes 🟠⚫️. Je suis ravi d’avoir revu les copains, Mikael Bondi, Olivier Rio, Julien le Nezet avec qui j’étais avant le départ ! Merci à ma sœur et à Jade qui étaient présentes sur les endroits stratégiques.

Maintenant place à un peu de récupération avant de repartir sur le Grand Raid des Pyrénées de 160 kilomètres.

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Trail : Romain Diehl – FINISHER DU Marathon du mont-blanc

Le 30 juin, s’est déroulé le Marathon du Mont-Blanc.

Avec ses 42 kms et ses 2 540 m de dénivelé, le Marathon du Mont-Blanc constitue la course mythique du week-end trail à Chamonix.

C’est également la 4ème étape de la Salomon Golden Trail World Series.

Pour participer à cette course il est recommandé d’avoir une bonne expérience de course en montagne, d’être à l’aise dans tous les terrains et d’être autonome pendant plusieurs heures. C’est ce que nous a démontré Romain Diehl en bouclant sa course en 6h11 et en se classant brillamment 489ème sur 2 500 coureurs.

Cette course regroupe les meilleurs de la discipline qui se livrent une bataille haletante dans un décor de rêve, l’incroyable panorama de la chaîne du Mont Blanc !

Bravo Romain pour cette belle performance !

Trail : Belle performance de Johan Le Bon – Finisher du raid de l’Ultra Marin (40ème/1236)

Johan, comment analysez-vous votre performance ?

J’ai passé la ligne d’arrivée au bout de 10h54 d’effort et quasiment 109 km parcourus pour rejoindre Vannes depuis Sarzeau, après une traversée magique à l’embouchure du golfe en semi-rigide.

Le golfe du Morbihan est un terrain piégeux car assez plat, où l’on alterne des parties plutôt techniques en racines, de plages, de champs mais également de portions de routes où il faut aller vite pour améliorer la vitesse moyenne.

Aucun répit sur ce type de profil de course ! Il faut toujours courir au risque de devoir passer de trop longues heures de marche et de devoir abandonner l’épreuve. (Contrairement aux épreuves montagneuses où l’on peut reposer son cardio et ne pas solliciter certains muscles en fonction des ascensions et descentes.)

Même si je visais 1 heure de moins comme la plupart des concurrents, j’ai réalisé une course au meilleur de moi-même dans des conditions chaudes et sans acclimatation préalable. Parfois plus de 30 degrés ressentis entre 13h et 18h.

Dans quel état physique étiez-vous ?

Pour performer en ultra, il faut se connaître par cœur ! On a dû ajuster la vitesse course en raison de la chaleur pour maîtriser la dérive cardiaque, tout en continuant de s’alimenter afin de faire varier sa glycémie en course. L’hydratation est aussi très importante durant l’épreuve, mais l’excès d’eau peut amener à des troubles digestifs ! 

C’est un véritable château de carte que l’on construit à l’avancement ! Je ne parle pas de la gestion du sommeil sur certaines épreuves de nuit ou encore des blessures qui peuvent compliquer les événements.

J’ai été frappé par la concentration des coureurs. J’ai couru des heures entières avec des désormais copains, partageant au mieux un petit « ça va ? » toutes les 10 minutes, il ne faut pas se disperser et rester concentré sur sa propre course. On passe aussi beaucoup de temps tout seul plus la course avance, les écarts grandissant.

« Il n’y a aucun exploit dans tout ça, uniquement de la gestion pendant l’épreuve« ,

une toute petite part de chance le jour J, et surtout de la préparation physique et mentale ! C’est un véritable projet familial car on sacrifie son temps à l’entraînement pour une récompense finale : l’épreuve et tout ce qu’elle apporte en bonheur et accomplissement une fois terminée – pour le coureur et sa famille. Sans l’approbation des proches, pas d’entraînements une à deux fois par jour, pas d’hygiène de vie quasi-parfaite, pas d’ultra.

Quel est votre meilleur souvenir ?

Mon meilleur souvenir sera la ligne d’arrivée passée avec mon fils Louën, 2 ans et demi, (qui a déjà bien l’habitude des compétitions) qui m’a sauté dans les bras après mes 109km, j’ai pris le temps de marcher les 50 derniers mètres vraiment lentement pour savourer chaque pas avec lui, en lui parlant de la course avant d’aller chercher ma récompense de FINISHER. On sentait la fierté envers son papa et ça m’a touché profondément.